Avant-hier déjà, Emmanuel Macron a montré qu’il entendait gouverner à droite en nommant Édouard Philippe à Matignon. Aujourd’hui, il confirme cette orientation avec la composition de son gouvernement.

En confiant l’intégralité des portefeuilles économiques et sociaux à des personnalités de droite, le couple exécutif annonce encore la couleur. Il mettra en œuvre une politique de casse sociale et de désengagement de l’État. Les nominations de Bruno Le Maire à l’économie, de Jean-Michel Blanquer à l’éducation, ou encore de Gérald Darmanin à l’action et aux comptes publics, ont le mérite de la clarté. C’est la droite dure qui contrôlera les cordons de la bourse.

L’égalité femme-homme est quant à elle reléguée à un secrétariat d’État. Ce gouvernement, dirigé par un homme de droite farouchement opposé aux mesures d’égalité qui ont vu le jour sous le précédent quinquennat, est donc anti-féministe.

Les Jeunes Socialistes s’alarment également de l’absence totale de la jeunesse dans les portefeuilles ministériels. Parler du renouvellement ne suffit pas, encore faut-il donner à la génération qui vient des réponses à ses angoisses et aux injustices qu’elle subit. Qu’Emmanuel Macron et Édouard Philippe se rassurent : les jeunes sauront se faire entendre !

Les Jeunes Socialistes regrettent que Nicolas Hulot mette son image au service d’un gouvernement composé par un Président de la République sans programme de transition écologique à la mesure des défis posés par le dérèglement climatique et par un Premier ministre farouchement anti-écologique.

Les masques tombent et l’illusion d’un gouvernement dit progressiste est confrontée à la réalité d’une orientation politique portée par des libéraux et des conservateurs. Quelques débauchages individuels de pré-retraités de la politique n’y changeront rien. On ne renouvelle pas la vie politique en recyclant ceux qui ont échoué depuis des décennies par soumission aux dogmes du libéralisme. 

Les Jeunes Socialistes appellent les Français à utiliser leur bulletin de vote dès les dimanches 11 et 18 juin pour exprimer leur refus clair de ces politiques obsolètes et injustes, et à élire une majorité de gauche à l’Assemblée Nationale.