Depuis la création du RMI en 1988 par la gauche au pouvoir, supplanté par la création du RSA en 2009, la question de l’éligibilité des jeunes de 18 à 25 ans aux minimas sociaux est un débat récurrent qui a connu peu d’avancées jusqu’à la mise en place de la prime d’activité en janvier 2016.

Cette première étape que les Jeunes Socialistes ont eu l’occasion de saluer, en appelle pourtant de nombreuses autres tant la situation est alarmante. La création d’un revenu universel d’existence ouvert aux jeunes dès 18 ans, proposée par Benoit Hamon, s’inscrit pleinement dans cette volonté de lutter plus ardemment contre la pauvreté chez les jeunes.

Comme le démontrent année après année de nombreux rapports sur la pauvreté, il y a urgence à agir contre l’exclusion sociale et la pauvreté qui touchent plus particulièrement les jeunes : plus de la moitié des personnes pauvres sont âgés de moins de 30 ans.

Leur difficultés d’accès au marché du travail, la précarité de leur insertion professionnelle (enchainement de stages, de CDD ), le prisme obsolète des solidarités familiales qui guide l’action publique et conduit fatalement à reproduire  les inégalités expliquent ce constat peu glorieux.  Selon l’INSEE, 18,6 % des 18 – 29 ans vivaient sous le seuil de pauvreté en 2013.

Dans le cadre de l’examen du projet de loi Egalité et Citoyenneté, les Jeunes Socialistes ont proposé à ce titre l’extension du RSA aux jeunes de moins de 25 ans, ou encore la présentation lors de la JAPD des droits sociaux auxquels les jeunes dès 18 ans sont éligibles pour lutter contre le taux de non recours aux droits sociaux.

L’ouverture des minimas sociaux aux jeunes de moins de 25 ans constitue ainsi un juste préalable à la lutte contre la pauvreté chez les jeunes. Loin d’être un encouragement à un assistanat fantasmé par bon nombre de ténors de la droite, il s’agit au contraire d’une mesure d’égalité et de justice sociale, et un moyen efficace pour lutter conte le chômage également plus élevé chez les jeunes. Il ne peut en effet il y a avoir d’insertion professionnelle réussie si un jeune ne dispose pas d’un minimum vital lui permettant d’effectuer les démarches nécessaires à la recherche d’un emploi, dans une certaine sérénité matérielle.

Pourtant cette première étape ne saurait s’autosuffire. Le taux de non recours aux prestations et droits sociaux du fait de la complexité de notre système reste également un frein majeur quant à l’optimisation de notre action publique en matière de lutte contre la pauvreté.

Le rapport  « Arrêtons de les mettre dans des cases ! Pour un choc de simplification en faveur de la jeunesse «  remis à Madame la Ministre Myriam El Khomri et Monsieur le Ministre Patrick Kanner met à ce titre en exergue qu’une bonne partie des jeunes n’a aujourd’hui pas recours aux droits sociaux auxquels ils peuvent pourtant prétendre, par manque d’information et/ou en raison de la complexité du dispositif.

Les seuils d’âge permettant d’accéder à des droits sociaux différent d’un droit à l’autre. Les rapporteurs en ont ainsi dénombré pas moins de 238.

Pour endiguer ce taux de non recours il convient d’amplifier les moyens numériques (plateforme mes-aides.gouv.fr pour des simulations de situation) pour y effectuer toutes ses démarches et rendre automatique le versement des prestations sociales.

Le RUE proposé par Benoit Hamon concerne l’ensemble des personnes, dès 18 ans, sans ressources ou dont les revenus sont inférieurs à 1,9 fois le salaire minimum mensuel, soit 2 812 euros brut, ou 2 185 euros net (pour les couples revenus inférieurs à 3,9 smic ) . Il sera versé de manière automatique, ce qui résoudra le problème du non-recours des personnes qui pourraient prétendre aux aides et qui ne le font pas et tpermettra d’éradique par la même le risque d’extrême pauvreté.

Avec @benoithamon, agir contre le taux de non recours aux droits sociaux. #Hamon2017 Cliquer pour tweeter